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Métiers disparus : 10 professions insolites qui n’existent plus aujourd’hui

10 métiers disparus (qui n’existent plus aujourd’hui) : Leçon d’histoire pour 2026

En 2026, l’angoisse de voir son emploi remplacé par une Intelligence Artificielle générative est sur toutes les lèvres. Nous scrutons frénétiquement les métiers de l’avenir pour tenter de deviner à quoi ressemblera le marché du travail dans dix ans. Pourtant, ce phénomène de « destruction créatrice » n’a rien de nouveau ! Alors que nous regardons constamment vers l’avant, accordons-nous un petit voyage dans le temps pour explorer ces métiers disparus, désormais oubliés, qui faisaient tourner l’économie française il y a moins d’un siècle.

Avant la révolution industrielle, l’électricité et l’ère du smartphone, nos villes bruissaient d’une multitude de petits métiers artisanaux et de services humains fascinants. Ces professions ont été englouties par l’automatisation, balayées par des inventions que nous considérons aujourd’hui comme basiques (le réveil-matin, l’ampoule électrique, le distributeur de billets).

Si la lecture de ces métiers disparus vous fait réaliser que votre propre secteur est peut-être menacé par l’IA et que vous songez à changer de voie, ne paniquez pas. Prenez plutôt quelques minutes pour passer le test d’orientation gratuit d’Origame. Il vous aidera à identifier vos compétences « transférables » (celles qui ne pourront jamais être remplacées par une machine) pour anticiper votre évolution.

Prêt pour un saut dans le passé ? Voici 10 métiers insolites (et parfois poétiques) qui n’existent plus, et ce qui les a définitivement remplacés.

L’animation de la ville : Crieurs et Allumeurs de réverbères

La ville d’hier était un spectacle permanent, rythmé par la présence physique de ces professionnels de l’information et de la lumière.

1. Le Crieur public

Avant l’avènement des médias imprimés, d’Internet et des chaînes d’information en continu, le crieur public était le seul moyen de communication de masse ! Posté sur la place du village ou de la ville, il était chargé d’annoncer à haute voix les nouvelles, les décrets royaux et les messages publics (ou commerciaux). Avec sa voix de stentor, il est l’ancêtre direct du Journaliste ou de nos fils d’actualité Twitter.

2. L’Allumeur de réverbères

C’est l’un des métiers disparus les plus poétiques (rendu célèbre par Le Petit Prince de Saint-Exupéry). Avant l’invention de l’ampoule électrique, les rues étaient plongées dans le noir total, favorisant l’insécurité. Les allumeurs avaient la responsabilité d’allumer les lampes au gaz une par une le soir, avec une longue perche, et de les éteindre au petit matin. L’électrification des villes à la fin du XIXe siècle a sonné le glas de ce métier manuel nocturne.

La logistique d’antan : Porteurs d’eau et Garçons de course

Ce que nous obtenons aujourd’hui en tournant un robinet ou en cliquant sur une application nécessitait autrefois une force de travail humaine colossale.

3. Le Porteur d’eau

Difficile d’imaginer une époque sans eau courante. Dans les endroits dépourvus de réseaux de plomberie (avant les travaux du baron Haussmann à Paris), le porteur d’eau assurait l’approvisionnement vital des résidents. Il transportait d’immenses jarres en bois sur son dos ou à l’aide de charrettes tirées par des chevaux. L’arrivée de la plomberie moderne et du métier de Plombier a fait s’évaporer cette profession exténuante.

4. Le Garçon de course (Le « Coursier »)

Ces jeunes hommes jouaient un rôle essentiel en transportant messages urgents, documents confidentiels et petits colis d’un bout à l’autre des entreprises, des banques ou des hôtels. Avec l’avènement des communications électroniques (e-mail), ce métier interne est devenu obsolète. Toutefois, la fonction s’est transformée : aujourd’hui, le livreur Uber Eats ou Deliveroo est en quelque sorte le garçon de course des temps modernes.

5. Le Rémouleur

Le rémouleur était un artisan nomade qui poussait sa lourde meule dans les rues de la ville. Au cri de « Rémouleur, repasse couteaux ! », il affûtait les lames et les ciseaux des ménagères et des bouchers. Avec la production de masse de couteaux bon marché et l’arrivée de l’acier inoxydable, l’accès à des outils de coupe jetables a achevé cette profession de l’artisanat traditionnel.

Le voyage : Poinçonneurs et Annonceurs de gare

Le secteur du transport a toujours été à la pointe de l’innovation technologique, remplaçant peu à peu l’humain par la machine.

6. Le Poinçonneur (des Lilas)

Immortalisé par la célèbre chanson de Serge Gainsbourg, le poinçonneur passait ses journées sous terre. Son rôle ? Tamponner (poinçonner) physiquement chaque ticket de métro ou de train avec une petite pince pour valider le voyage des passagers et éviter les fraudes. L’introduction des portiques automatiques et du Pass Navigo magnétique a totalement fait disparaître ce travail extrêmement répétitif (qui serait aujourd’hui considéré comme un métier peu épanouissant).

7. L’Annonceur de gare

Avant les immenses panneaux d’affichage digitaux et les voix synthétiques des haut-parleurs, ces individus étaient postés sur les quais. Munis d’un porte-voix, ils annonçaient les départs, les arrivées et les retards des trains. Aujourd’hui, l’information en temps réel sur nos smartphones a rendu ce rôle totalement superflu.

La « Tech » d’époque : Télégraphistes et Knocker-up

Certains métiers étaient liés à des technologies de transition, destinées à mourir dès l’invention suivante.

8. Le Télégraphiste

Avant le téléphone et les métiers du numérique, le télégraphiste était l’expert des télécommunications à longue distance. Il excellait dans la transmission et le décodage de messages en code Morse via le réseau télégraphique. C’était un métier très qualifié. L’invention du téléphone par Graham Bell, puis celle d’Internet, ont relégué le morse aux livres d’histoire.

9. Le Knocker-up (Réveilleur)

C’est probablement l’un des métiers les plus surprenants ! Dans l’Angleterre industrielle du XIXe siècle, les ouvriers devaient se lever très tôt pour aller à l’usine, mais les réveils mécaniques coûtaient une fortune. Le Knocker-up était engagé pour secouer les dormeurs : il frappait aux fenêtres des étages avec une très longue perche en bambou (ou en tirant des pois avec une sarbacane) jusqu’à ce que le client prouve qu’il était réveillé ! L’industrialisation des réveils à bas coût a tué la profession.

10. Le Décrotteur de chaussures (Cireur)

Dans les rues boueuses des grandes villes, avant le goudronnage systématique, les décrotteurs (souvent de jeunes garçons) étaient les magiciens de la propreté. Armés de brosses et de cirage, ils nettoyaient les souliers des passants. Avec l’amélioration des infrastructures urbaines et l’évolution des matières de nos chaussures (baskets en toile), ce petit métier informel s’est évaporé.

Tableau comparatif : Les métiers d’hier vs Les métiers de 2026

La destruction d’un métier est (presque) toujours suivie par la création de son équivalent technologique moderne. Voici comment s’est opérée la transition :

Le Métier Disparu L’équivalent Moderne (En 2026) La cause de la disparition
Crieur public Community Manager / Application X (Twitter) Invention de l’imprimerie et d’Internet.
Allumeur de réverbères Domotique et Ingénieur en efficacité énergétique Invention de l’ampoule électrique.
Poinçonneur Développeur d’applications / Portiques automatiques Développement de la carte magnétique.
Knocker-up (Réveilleur) Application « Horloge » sur nos Smartphones L’horlogerie mécanique abordable.

FAQ : Les questions sur l’évolution du travail

Pourquoi certains métiers disparaissent-ils si vite ?

Majoritairement en raison de l’innovation technologique (la machine fait mieux, plus vite et moins cher). Mais cela s’explique aussi par l’urbanisation (qui a tué les métiers liés au monde rural) et les changements de normes sanitaires ou sociales. Lorsqu’un besoin disparaît, le métier s’éteint avec lui.

Quels métiers traditionnels ont survécu à l’évolution économique ?

Les métiers liés au « savoir-faire » manuel et à l’interaction humaine. Un boulanger artisan, un ébéniste, une infirmière ou un assistant social ne pourront jamais être remplacés par une machine. L’empathie, le goût, le toucher et la créativité artisanale sont les meilleurs remparts contre l’automatisation.

Quels secteurs créent massivement de l’emploi en France aujourd’hui ?

L’économie ne fait que se transformer. Si les métiers de la saisie disparaissent, les secteurs de la santé liée au vieillissement de la population (le « Care »), la cybersécurité, l’installation d’énergies renouvelables (le secteur du BTP vert) et évidemment la programmation liée à l’intelligence artificielle créent des centaines de milliers de nouveaux emplois chaque année.

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